Le blog de Louis Porcher

Liaisons

J’ai déjà consacré plusieurs contributions à ce sujet, je ne l’ai pas oublié. Il faut remarquer d’emblée que, s’agissant d’un phénomène qui, par définition, ne se marque que dans la langue orale, l’écrit semblant l’avoir abandonné depuis des siècles. C’est donc à la radio ou à la télévision qu’il est loisible de repérer les manquements. Il importe enfin de souligner que, dans le courant de la parole, ces erreurs ne se notent pas nécessairement, ou, tout au moins, on a à peine le temps d’y songer sérieusement.

Ignorances

Les erreurs contre la langue française ne sont évidemment pas rares dans les médias français. C’est statistiquement inévitable. Les journaux, pour prendre le support le plus modeste, regorgent de ce que l’on appelle pudiquement des coquilles. Le Canard enchaîné met en exergue, depuis des décennies, ces « perles ». Les lecteurs du Monde, dont le journal publie chaque samedi, des textes, sont particulièrement vigilants à l’égard de ces « laxismes » (comme ils disent). Au fond, il s’agit plutôt d’un jeu de société que d’une sanction véritable.

Multiplicité des sources

Sans doute l’extrême complexité de l’enseignement supérieur français, contribue-t-elle, pour un peu, à la relativement mauvaise place de celui-ci dans le classement de Shanghai (encore qu’il faille relativiser : une huitième position ne constitue pas un rang catastrophique et les cris d’orfraie de quelques potentats et de quelques journalistes, ne doivent pas nous effrayer parce que, au fond, ils ne représentent jamais que les gémissements habituels des pleureuses professionnelles, qui sont aussi disqualifiées qu’ignorantes)

Les environnements

On en parle peu par ici. Mais si toutes les premières places du classement de Shanghai sont occupées par des universités anglo-saxonnes (américaines, surtout, certes, mais aussi britanniques par le truchement d’Oxford et Cambridge), ne serait-ce pas aussi (j’insiste évidemment sur ce dernier mot) parce que celles-ci sont toutes dotées de campus magnifiques, vastes, pelouses, arborés, où l’on peut à la fois s’aérer, se promener, s’allonger, en tout cas prendre le calme, s’adonner au farniente, à un ou plusieurs.

Gérer, disent-ils

Les sciences de la gestion (appellation pompeuse mais pas plus que celles des sciences du langage ou sciences de l’éducation, et qui, comme elles, datent d’une époque où l’on ne donnait sa confiance qu’à tout ce qui était marqué du sceau, au moins apparent, de sciences), ont très rapidement envahi tous les cursus universitaires et sont devenues le nec plus ultra des formations les plus huppées. Dans le même temps, les universités ont été peu à peu assimilées à des entreprises, considérées comme telles. Et, par conséquent, il fallait les « gérer ».

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