Le blog de Louis Porcher

Du côté de

On pourrait croire qu’il s’agit de Proust. Du côté de chez Swann et le côté de Guermantes, ont bercé, pour plusieurs d’entre nous, une bonne partie de nos jours. On pourrait penser aussi qu’on parle de relations matrimoniales et notariales : il y a, du côté de X, une forte tendance à être grand ou à avoir les yeux bleus, et, du côté de Y, une prééminence des cheveux noirs ou des tâches de son sur le visage. Il ne s’est trouvé, au fil des textes, aucune péripétie qui fasse dévier cette expression de sa signification première.

Amis de l’ordinateur

Il serait absurde, insensé, de prétendre lutter contre l’informatique et toutes les technologies qu’elle a engendrées. Les avantages qu’elle dégage sont tels qu’il n’y a même pas de match. La vie courante, dans de multiples domaines, est radicalement bouleversée (et améliorée) par le courrier électronique, les portables, les tablettes, les smartphones, et tous les objets techniques qui surgissent presque quotidiennement et affectent nos vies. Simondon (Gilbert), il y a plus d’un demi-siècle, avait été visionnaire avec son « mode d’existence des objets techniques ».

Acheter, tue

Claude Hagège a émis l’analyse selon laquelle, contrairement à ce que beaucoup pensent, le français ne serait nullement menacé par l’anglais, qui l’assaille de toute part. C’est que, selon le linguiste, les menaces anglo-saxonnes ne portent que sur le domaine lexical. Ce sont des mots anglais qui s’introduisent dans la langue française, comme le phénomène a lieu depuis des siècles.

Après tout

Depuis quelque temps déjà, les médias sont envahis par un emploi de « after » à toutes les sauces. Il ne faudra donc pas longtemps, pour que nous-mêmes soyons assaillis, entre nous, du mot anglais. Je ne vois toujours pas en quoi « after » est supérieur à « après ». Il n’est ni plus long ni plus court, ni plus distingué, ni moins, ni plus cultivé, ni moins.

Retour imprévu

 

C’est une expression née très récemment et dont j’ai l’impression qu’on ne la rencontre que sous une forme écrite, dans la rédaction d’un courrier. Non pas, certes, d’une correspondance personnelle parce qu’il y a belle lurette que celle-ci a été remplacé par des mails ; mais dans les courriers professionnels, ceux qui ont toujours eu besoin d’une certaine solennité (souvenez-vous, ceux qui en ont l’âge, de l’importance quantitative considérable, naguère, des manuels « pour bien rédiger ses lettres ») et, donc, d’une forme revendiquée.

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