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Ô Gutenberg

L’effet lexical des technologies contemporaines (appellation passe-partout, employée ici par pure commodité) est considérable, on l’a dit souvent. Peut-être convient-il de souligner ici l’aspect multiple de cette influence, le labyrinthe des trajectoires engendrées par l’informatique en général et plus particulièrement les téléphones portables et toutes leurs variantes. Le vocabulaire quotidien est radicalement contaminé, désormais, par cette modernité.

Langue française de choix

Un phénomène curieux et riche se perpétue, qui est complètement négligé par les enseignants de français langue étrangère alors que, manifestement, ils touchent de près à la langue et à la culture qu’ils sont censés transmettre et illustrer : depuis longtemps, des écrivains décident, à un moment donné, d’écrire en français alors que cette langue n’est pas leur langue natale et que, éventuellement, ils ne s’y sont mis qu’à un âge relativement tardif.

Cultures étrangères

 

Toutes les sociétés vivantes, aujourd’hui, sont multiculturelles (et peuvent donc devenir interculturelles). Une entité nationale est donc toujours faufilée de cultures étrangères, en son sein, plus ou moins fermement intégrées à elle. Lorsqu’on parle donc de « culture française », il faut y inclure ces cultures dont l’appartenance relève d’un ailleurs quelconque et multiple. La bigarrure culturelle de la communauté nationale considérée atteint ainsi son achèvement.

Admises ou reconnues

Les langues régionales ont, certes, changé largement de statut depuis une trentaine d’années. La charte européenne les concernant a été presque partout adoptée, mais certains pays (comme la France) n’en ont pas entériné tous les articles. Il s’agit, donc, chez nous, d’une reconnaissance un peu bâtarde, qui confère officiellement aux langues régionales une place au sein de la nation, mais ne constitue pas un adoubement véritable, une admission pleine.

Savoir et pédagogie

La sempiternelle querelle, violente dans les discours parce que ses protagonistes sont des spécialistes des mots qu’ils prennent, tacitement entre eux, pour des actes, entre les tenants d’une suffisance d’un savoir académique sur une discipline pour enseigner celle-ci, et les défenseurs d’une primauté de la pédagogie, c’est-à-dire des manières de « faire la classe » pour permettre aux élèves en général, et à chacun  d’eux en particulier, de s’éduquer, est non seulement lassante mais sans rime ni raison.

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