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Diversité des opérations

En langues vivantes, la guerre entre les connaissances et les manières de les faire passer montre chaque jour son absurdité spécifique. Ce qui compte prioritairement, pour les élèves, c’est d’acquérir la capacité de pratiquer une langue, de la comprendre et de s’exprimer en elle, c’est-à-dire, en somme de l’utiliser concrètement. Il devrait être clair pour tous que l’intérêt principal, en termes d’urgence et de quantité d’intéressés, d’une langue est de nature instrumentale. Seules les modalités d’usage occupent les soucis d’apprenants.

Raconter

« Dès qu’il y a langage, écrivait Austin, il y a métaphore » : cette analyse remarquable de l’immense linguiste indique fortement et avec clarté, qu’on ne saurait réduire une langue à un ensemble de règles, aussi rigoureuses soient-elles, aussi calibrées, aussi abstraites, aussi « scientifiques ».

Apprendre seul(e)

Les chiffres de vente des « manuels » d’auto-apprentissage sont très impressionnants, confirmant que la quantité de ceux qui se résolvent à emprunter cette route-là est elle-même impressionnante. Certaines conditions objectives contribuent à expliquer le phénomène sur le marché (il est d’ailleurs significatif que l’expression « le marché des langues » soit de plus en plus présente dans la quotidienneté).

Storytelling

C’est évidemment désolant d’employer un mot anglais pour titrer un texte, aussi court soit-il. Mais il n’existe pour l’instant aucun terme français pour nommer le phénomène en un seul souffle compact. « Raconter une histoire » serait probablement l’équivalent le plus adéquat, mais force est de reconnaître que l’expression n’incarne que de manière fort insatisfaisante le « punch » (encore !) du mot anglais. Du génie propre des différentes langues ?

L’anglais (une fois de plus)

L’autre jour, l’une de mes anciennes élèves, pourtant professeur de français à l’étranger, m’a déclaré péremptoirement qu’elle ne voulait pas, mais alors pas du tout, louer son appartement à des « chain smokers ». J’ai vacillé l’espace d’un instant. J’avais l’impression que « fumeur à la chaîne » était exactement aussi simple et facile à prononcer et que, au fond du fond, « ça » disait la même chose. Mais la guerre contre les fumeurs est devenue tellement âpre, sans merci, que je me suis, avec couardise, tu. Pas le moment d’entrer dans une lutte perdue d’avance.

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