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Fatigues

Il y a, quelque part dans l’œuvre de Proust, une analyse de ce qu’il appelle magnifiquement « les épuisés infatigables », tous les individus qui se régénèrent en parlant, qui reprennent des forces dans la conversation, comme si la parole constituait pour eux un carburant. Je suis persuadé que nous en connaissons tous plusieurs, de ces gens qui semblent faits pour parler, discuter, aligner des phrases.

Indulgence et compréhension

En 1946, juste après la fin de la guerre, le Recteur de l’Académie de Paris a décidé de créer un examen spécial d’entrée à l’université, qui, comme le baccalauréat, donnerait accès à l’enseignement supérieur. C’était une seconde chance pour ceux qui avaient gâché leur enseignement secondaire. Il n’avait de valeur que pour la Sorbonne (alors la seule université de la capitale), comme c’était normal puisque l’initiative était seulement locale.

Didactique du théâtre-FLE

 

 

On a beaucoup recours ces derniers temps au théâtre pour animer un cours de français et les formateurs s’ingénient à développer auprès des élèves les compétences-clés de cet outil pédagogique pertinent et original. Moi-même je saute d’un avion à l’autre pour l’enseigner.

Qui est jeune (ou vieux) ?

C’était pendant un de mes cours de maîtrise FLE (aujourd’hui master 1). J’essayais de faire comprendre aux étudiant(e)s ce qu’étaient les effets intergénérationnels. Les élèves ne vieillissent pas, puisqu’ils se renouvellent. Les enseignants si. Il est clair qu’un enseignant de trente ans est, culturellement et socialement, plus proche de ses étudiant(e)s que s’il a soixante ans. La proximité culturelle contribue à la connivence, la complicité, entre des élèves et un prof.

Honte et surprise

La scène se passe quand j’étais en classe de première, c’est-à-dire il y a nettement plus de cinquante ans. En classe de français, nous étions en train d’étudier Britannicus. J’étais un bon élève et le professeur était au-dessus de tout éloge. Nous n’étions sans doute que quelques abrutis, mais je n’en jurerais pas. Monsieur Martin nous lisait, en arpentant la pièce et en mettant le ton (et toute son âme) un célèbre passage de la tragédie.

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