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Parents d’enfants, parents d’élèves ?

Au pied de l’ascenseur, dans mon immeuble. J’attends à côté d’une jeune femme, extrêmement nerveuse, tendue. Au temps où j’étudiais la psychopathologie, on aurait dit qu’elle était « sthénique ». Elle tient par la main une petite fille qui doit avoir entre trois et quatre ans. Elle semble guetter l’ascenseur qui descend des étages. Elle me crispe un peu, par son excitation même.

Parlures

Je l’ai déjà dit souvent et je ne suis pas le premier : les manières de prononcer le français (et, sans doute, n’importe quelle langue vivante), varient dans le temps et, certainement, le snobisme y joue un rôle. Il n’est pas le seul, certes, mais c’est à lui que je m’intéresserai aujourd’hui. Je rougirais d’avoir à rappeler ce célèbre passage de Proust où le narrateur explique qu’à une certaine époque, on ne pouvait pas être un type bien si l’on utilisait le mot « ascenseur ». Il fallait dire « le lift », comme les Anglais.

Gender studies

Les Etats-Unis, depuis longtemps, s’intéressent aux « genres », mais ils le font sérieusement et systématiquement. Il y a des chaires de « gender studies » dans la plupart des universités, on publie des livres savants sur le sujet, les journaux qui ont pignon sur rue consacrent à discuter le thème des pages et des pages. L’important est de constater qu’ils ne parlent que de « gender studies », d’études sur le genre et non pas d’une quelconque théorie du genre. Or, c’est ce que nous avons fait dès que quelques chevau-légers ont entrepris de « populariser » les genres.

Hésitation et double signification

C’est une émission publicitaire télévisée. Je dois bien constater qu’elle a retenu mon attention. Le phénomène est rare chez moi qui suis plutôt Nimbus (prononce-t-on encore ce mot aujourd’hui ? Je ne crois pas. On le mettra sur le compte de mon grand âge).

Un vendeur de voitures discute avec une cliente pour connaître le choix de celle-ci. Il y deux autos de la même marque, entre lesquelles elle semble hésiter.

Argot

Le bon vieil argot, ancien comme les siècles, est en train d’agoniser. Non pas comme objet de recherche, au contraire : à cet égard, il est proliférant, comme si, venus de partout, des frères multiples accouraient au chevet de « la mamma ». Mais c’est la pratique argotique qui s’effiloche et vit probablement ses dernières décennies. De moins en moins de gens sont capables de le parler et de le comprendre, de moins en moins d’usages lui sont consacrés.

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