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Hésitation et double signification

C’est une émission publicitaire télévisée. Je dois bien constater qu’elle a retenu mon attention. Le phénomène est rare chez moi qui suis plutôt Nimbus (prononce-t-on encore ce mot aujourd’hui ? Je ne crois pas. On le mettra sur le compte de mon grand âge).

Un vendeur de voitures discute avec une cliente pour connaître le choix de celle-ci. Il y deux autos de la même marque, entre lesquelles elle semble hésiter.

Argot

Le bon vieil argot, ancien comme les siècles, est en train d’agoniser. Non pas comme objet de recherche, au contraire : à cet égard, il est proliférant, comme si, venus de partout, des frères multiples accouraient au chevet de « la mamma ». Mais c’est la pratique argotique qui s’effiloche et vit probablement ses dernières décennies. De moins en moins de gens sont capables de le parler et de le comprendre, de moins en moins d’usages lui sont consacrés.

Le français de Paris : le o et le o !

J’ai un groupe d’étudiants en médecine. Je leur donne des cours de FOS, du Français sur objectif spécifique, du français médical dans leur cas. Seulement, j’ai un grave problème : les Jeux Olympiques sont passés par là, la télévision et ses accents régionaux aussi. Mes étudiants ne parlent plus que de  « perfôrmance spôrtive », de « médailles d’ôr »,  de « ski acrôbatique », de « so à la perche fôrmidable »… Bref, ils  mélangent tous les sons o.

Liaisons mal t’à propos

Il semble bien qu’existent des erreurs électives en ce qui concerne les liaisons, à l’oral. Je ne parlerai même pas de celles qui, désormais, ne se pratiquent plus du tout, alors qu’elles ont une valeur sémantique décisive. Après ils ou elles, par exemple, on ne prononce plus la liaison, si bien qu’il devrait s’agir, en bonne logique, de il ou elle. J’ai tendance à penser qu’il s’agit d’un snobisme, mais je n’exclus pas tout à fait qu’en vérité c’est une ignorance de conjugaison qui s’exprime ainsi.

Langues maternelles ?

Dans le bistro où je me rends chaque matin pour boire un café, la clientèle est constituée de ce que l’on eut appelé autrefois « le petit peuple ». Ce sont essentiellement des ouvriers des chantiers voisins, des hommes. Mais la modernité étant ce qu’elle est devenue, ils sont massivement étrangers, si bien que les conversations juxtaposées se déroulent en de multiples langues qui, je m’en amuse à chaque fois, se côtoient dans les rires et les fortes paroles.

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