Le français de Paris : le o et le o !

J’ai un groupe d’étudiants en médecine. Je leur donne des cours de FOS, du Français sur objectif spécifique, du français médical dans leur cas. Seulement, j’ai un grave problème : les Jeux Olympiques sont passés par là, la télévision et ses accents régionaux aussi. Mes étudiants ne parlent plus que de  « perfôrmance spôrtive », de « médailles d’ôr »,  de « ski acrôbatique », de « so à la perche fôrmidable »… Bref, ils  mélangent tous les sons o.

 Cela me contrarie fort : depuis le début de l’année, je leur explique qu’il y a une différence entre le o ouvert et le o fermé. J’ai donc passé ma nuit à leur fabriquer un exercice de spécialité propre à les intéresser.

 Classez les mots de ce texte selon qu’ils contiennent le son o ouvert comme dans médaille d’or ou le son o fermé comme dans saut à la perche.

 « Le gros malade sot a mangé une rose et souffre depuis de rots chroniques. Le code de déontologie médicale est assez clair sur le sujet : avez-vous le hoquet qu’il faut vous en débarrasser le plus tôt possible. Et ce pauvre malade, qui d’ailleurs habitait dans les Vosges, où il élevait des coqs et des cigognes, fit une chose drôle. Il avala tout un bouillon chaud, sorte de décoction de sauge, de pollen, de foraminifères, gorgée de gonocoques. Mais il avait oublié le danger de la toxine botulique ! Et, dans le fond de son bol, les spores bactériennes de Clostridium botulinum l’attendaient… Il avala tout d’un coup de glotte. Ce fut la cause de la mort du pauvre Oscar. »

 Eh bien, figurez-vous que mes étudiants sèchent !  Je ne sais plus quoi faire. Vous avez une idée ?