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Évaluations et certifications en FLE

Évaluations et certifications

Vous préparez vos examens en FLE ? Une mine d’informations actualisées vous attend dans le numéro 23 des Cahiers de l’Asdifle consacré aux évaluations et aux certifications en FLE.
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Autodidaxies

Il convient, préalablement, de donner une définition rigoureuse du concept d’autodidaxie. C’est un apprentissage solitaire sans aucune aide institutionnelle, aucun enseignant en chair et en os, donc. En revanche, les matériels pédagogiques considérés par l’impétrant comme adéquats, font partie de l’autodidaxie. On sait qu’en France (mais bien ailleurs aussi), les méthodes élaborées pour cette pratique sont particulièrement nombreuses, Assimil restant la plus connue.

Littératures

A cet égard, la pédagogie des langues étrangères s’est, depuis toujours, divisée en deux camps, bien entendu antagonistes, et qui, tous les deux, profèrent hautement le contraire de ce qu’ils préconisent par ailleurs : l’autre camp (donc l’autre tout court) se compose d’abrutis, d’ignares, d’arrogants, de sectaires, qui ne comprennent rien à ce qu’est un enseignement efficace des langues. L’un et l’autre sont constamment en train d’excommunier l’autre.

Comme un natif

L’expression a, durant des décennies, fait beaucoup de dégâts. Elle était courante dans les discours quotidiens de tous ceux qui parlent pour ne rien dire et se contentent de tonitruer des banalités. Mais, plus gravement, elle se mit à encombrer les enceintes scolaires, comme un mode de sélection capable de départager les bons élèves en langue vivante des moins bons. Parler comme un natif constituait le sommet de cette pyramide, l’indépassable, l’Everest.

Langues en récit

Une des difficultés traditionnelles de tout enseignement des langues consiste à amener les élèves à comprendre qu’une langue et une (générique) culture sont toujours non seulement étroitement et intrinsèquement liées, mais, en plus, intriquées, insérées l’une dans l’autre, souvent même indémêlables ou indissociables. Or, en considérant un enseignement comme relevant du storytelling, on crée des conditions optimales pour allier apprentissages linguistiques et apprentissages culturels.

Usage, utilité

Au fur et à mesure que les langues devenaient des composantes très concrètes de la vie quotidienne, et aussi un atout professionnel considérable, les normes de l’apprentissage s’en sont trouvées modifiées, progressivement et comme de manière invisible. Mais, malgré ce qui constituait de fait une pression, l’enseignement, lui, a beaucoup moins clairement changé. Il n’a pas suivi le mouvement et sa distance à l’utilité s’est, donc, mécaniquement, accrue.

Des voies obliques

Il y a sans doute beaucoup d’illusions dans les choix langagiers et pédagogiques qu’on se sent capables d’opérer soi-même. La plupart du temps, les impétrants sous-estiment le travail à fournir, ou, si l’on préfère, surestiment leurs propres compétences d’apprenant (et cela essentiellement parce que les langues vivantes, en vraie grandeur, paraissent aisées d’accès et ne pas poser d’innombrables problèmes d’apprentissage). La proximité entre langue authentique et langue à apprendre, est la racine de cette illusion.

Apprentissages sauvages

Les médias qui, par leur exemple et leur capacité de pénétration, constitueraient, à première vue, la voie optimale que pourrait choisir un autodidacte, ont désormais déclaré forfait, depuis qu’ils sont très brutalement soumis aux impératifs d’audience, donc de publicité, donc d’argent. Pendant plusieurs années, la principale chaîne publique de télévision a diffusé un programme d’apprentissage de l’anglais (d’ailleurs excellent) ; il est dorénavant balayé.

Offres d’apprentissage

Offres d’apprentissage à géométrie variable

Les « objectifs spécifiques », qui n’ont jamais été clairement définis en termes de compétences langagières nécessaires, ou, au moins, prioritaires, sont en train de disparaître de l’horizon théorique de la didactique des langues dans la mesure où, désormais, on ne peut plus guère affirmer la pertinence de cette notion floue depuis toujours, de « français général ». Il n’y a plus, à parler opératoirement, que des « français à objectifs spécifiques » (ou toute autre langue étrangère, bien entendu).

Savoir-faire sectoriels

Pratiquer une langue comme un natif constitue une ambition exactement totalitaire dont personne ne se préoccupe plus, sauf peut-être ceux qui aiment parler pour ne rien dire. C’était une bonne illustration d’un temps qui affirmait ne se soucier que d’une excellence achevée et de dégager des élites par la diffusion de l’éducation. On se donnait l’illusion de viser une inatteignable apogée, une sorte de savoir absolu, comme si celui-ci pouvait exister.

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